The real life

Un saut dans le vide…

30 ans, cela fait 30 ans que je travaille. 30 années de changements de métiers, de régions, d’entreprises. Avec autant de découvertes, de rencontres, d’angoisses, de joies, de doutes et parfois, de certitudes. Ces changements, je les ai souvent préparés, toujours désirés et jamais regrettés.

Ces derniers mois, je me suis posée beaucoup de questions sur ce que je voulais faire durant les 20 prochaines années car j’avais un sentiment, installé depuis quelques temps, que mon travail était devenu ennuyeux. Pas tant par ce qu’il est, plutôt ce qu’il était devenu à mes yeux : bien trop inutile en rapport au stress et à l’énergie qu’il me demande. Et tous les avantages qui me faisaient relativiser jusque-là semblaient se dissiper, s’éteindre, pour finalement disparaître.

Une crise de l’âge ? Mh… trop tard pour parler de la crise de la quarantaine et un chouilla trop tôt pour la crise de la cinquantaine… Donc, ce sera la crise de la 46e ! C’est décidé, c’est de sa faute ! Alors, je dois la remercier car elle m’a conduite au-delà de mes peurs !

Quand on commence à travailler dès l’âge de 18 ans (16 ans pour les jobs d’été, les week-ends, vacances…), lorsqu’on ne passe pas par la case grande école ou fac, on vit avec la peur de moins bien faire et de perdre son job. On apprend seul, on travaille dur, avec la nécessité de prouver que l’on est au moins aussi compétent que si on avait un beau diplôme. Après quelques années, malgré tout, on ne peut échapper à traduire des années de labeur en diplôme pour prouver que l’on ne doit rien au hasard ou à la chance !

J’ai suivi toutes les étapes, toutes les séquences imposées, et je demeure pleine de gratitude pour celles et ceux qui m’y ont aidée. Le choix que je fais à présent n’est pas dû à l’amertume mais bien à l’espoir, une énergie tournée vers autre chose.

J’ai monté le son de la part de moi qui murmurait d’autres envies. Cette part un peu folle qui me disait que l’on doit essayer de concrétiser ses rêves, car ceux-ci n’ont rien à voir avec la raison ou le regard des autres, et encore moins avec une certaine idée du salaire parfait !

J’ai décidé d’entendre cette petite voix qui devenait assourdissante. Elle me réconforte, je suis confiante car je ne peux m’empêcher de croire que si l’on est convaincu d’être dans le vrai, on peut pas se tromper.

J’ai sauté dans le vide, il me reste à ouvrir mes ailes…

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