Dans la vie, il arrive que je regrette mon imprécision ou mon manque de répartie lors de situations. Ce n’était jamais le cas dans mon boulot d’avant, mais c’est quasiment systématique quand il s’agit de ma vie privée ou encore mes livres. Lorsque dernièrement, un lecteur m’a fait remarquer qu’à l’exception de RUN, toutes mes histoires étaient tenues par des femmes, il en a conclu que c’était par légitimité, puisque j’en suis une. J’ai été décontenancée par l’observation et j’ai juste objecté que c’était un peu plus que ça…

Voici ce que j’ai à en dire, à froid !

Parce que j’ai à cœur de mettre les femmes à l’honneur

C’est banal de dire ça, mais ça me parait tellement nécessaire. Je le constate encore tous les jours, les idées reçues ont la vie dure. Les jouets ou fringues genrés, les métiers non féminisés, les écarts de salaires, les remarques anodines sur les humeurs et le lien avec les hormones, le retour de mes copines sur la répartition des rôles durant le confinement.

Et il y a beaucoup d’exemples, mais ce n’est pas là le but de ce billet.

Quand j’ai vraiment commencé à écrire (je veux dire, sérieusement), c’était pour du JDR en ligne. Ce qui me motivait à porter des persos féminins, c’est surtout que je n’en pouvais plus de voir ou de lire des aventures dans lesquelles les femmes étaient des objets de convoitise pour des mâles héroïques pleins de fourberie et de muscles. Les rares persos féminins qui sortaient du lot partageaient les critères : belles et/ou méchantes et/ou manipulatrices et/ou innocentes. Soyons honnêtes, celles qui avaient le plus de succès cumulaient deux qualités (sic !) : belle et innocente… Et tout le monde trouvait ça normal sachant que ces personnages étaient proportionnellement joués aussi bien par des mecs que des nanas.

Je me suis rapidement dit qu’une héroïne pouvait être carrément autre chose et je me suis mise à lire des histoires de femmes ayant existé. Ces portraits, comme celui de la reine de Zénobie ou de Phoolan Devi ou encore de Camille Claudel, me permirent de redéfinir ce que je voulais lire ou créer.

Je me suis attachée aux histoires de femmes ordinaires devenues mes exemples et j’ai compris qu’elles avaient toutes un point commun : une force intérieure.

Elles ne sont pas liées par leur physique époustouflant, ce qui les rend uniques c’est bien leur tempérament. Prenez des femmes réelles ou imaginaires : Renée (L’élégance du hérisson), Simone Veil (que j’aime d’amour depuis mes seize ans), Arya Stark (GOT), Simone de Beauvoir ou ma toute dernière icône Jacinda Ardern (1ère Ministre néo-zélandaise), ce qui les rassemble, ce n’est pas leur physique et encore moins leur innocence. Ce qui fait qu’elles m’inspirent, qu’elles me donnent envie d’écrire des histoires avec des femmes exceptionnelles, c’est leur force. Leur capacité à décoder et à utiliser les conventions de la société à laquelle elles appartiennent pour s’en servir. Elles se battent, de différentes manières pour leurs valeurs ; valeurs qui définissent leurs objectifs.

Voilà ce que je tente, humblement, de mettre dans mes personnages, dans mes héroïnes : un peu de ce qui fait que les femmes sont sublimes, qu’elles soient célèbres ou non.

Ce n’est pas une question de légitimité, c’est une question de probité… et de cœur !

De haut en bas et de gauche à droite : Camille / Simone / Jacinda / Phoolan / Simone / Septimia

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