Hier, j’ai joué à RDR#2

Voilà, depuis dimanche dernier, je l’ai terminé… Read Dead Redemption 2 qui s’avère être le préquel du #1.

Afin de ne pas me spoiler, je n’avais rien lu sur le jeu avant ni pendant ma découverte. J’écris donc ceci sans savoir ce qui en a été dit ailleurs, sans doute que du coup, pour toi, ce que je vais te raconter sera une redite.

Pour bien démarrer et évacuer ça tout de suite, je ne peux pas faire autrement que de débuter par un gros « WOUAHOU » !

L’environnement : Je ressors ébahie par la beauté du jeu. La réalité des paysages et de son environnement. Des vues à couper le souffle, une IA qui gère magnifiquement la faune, la flore, la météo, le vent qui soulève le sable ou fait plier les arbres, des orages plus vrais que nature… Les animaux qui fuient ou qui attaquent, les rongeurs qui te mordent si tu les colles un peu trop, les chevaux qui n’acceptent pas tout et n’importe quoi (fouiller dans la sacoche sans se connaître et BAM ! Grand coup de sabot !).

Les villes sont également superbement designées, avec une préférence pour Saint-Denis la nuit. J’ai passé des heures de jeu à me balader dans les montagnes ou dans les villes pour me régaler de la richesse des lieux, des animations, des lumières. Un jeu qui peut conduire à des phases de pures contemplations, c’est suffisamment rare pour être souligné.

Les PNJ : Un souci du détail époustouflant dans les physiques, les vêtements, les voix, et les réactions selon l’attitude du personnage principal ou son passif avec certaines bandes. Y compris les chiens ou chats qui peuvent vous attaquer si le cow-boy dépasse les bornes ! Pour les dialogues, quel plaisir, dans Saint-Denis, de saluer les groupes de personnes ; sachant que le jeu est en VO anglaise, d’entendre quelqu’un vous répondre « Bonjour Monsieur » ou « Bien le bonjour » dans un français parfait ou de croiser des personnages secondaires qui parlent anglais mais avec un putain d’accent français ! Et si on tend vraiment l’oreille, on réalise que les voix sont réellement différentes, d’ailleurs, la liste des doublures voix en générique de fin confirme cette impression : le casting a été très fourni !

La jouabilité : Pas grand chose à dire en fait, si ce n’est au top ! Les mouvements, la réactivité, la gestion de la visée (plus ou moins assistée,selon votre envie)… Le seul petit défaut tient dans les quelques réactions étranges du cheval. Ce canasson (dont je vais parler plus en détail ensuite) peut faire des sauts de géants pour un caillou minuscule mais se vautrer sur une toute petite barrière. Sans compter qu’il fait parfois des refus purs et simples, qui, en pleine poursuite, m’ont bien fait rager ! Enfin, le personnage peut aussi, à quelques occasions, se montrer maladroit et tomber, et ce, sans aucune réelle difficulté, même s’il est vrai que la vitesse de déplacement à pied influe sur la capacité à se maintenir debout. Notons que ça n’en demeure pas moins relativement aléatoire.

Le cheval : J’ai aimé devoir créer de l’affection avec lui pour optimiser ses compétences mais je trouve que c’est, soit trop rapide pour arriver au max, soit pas assez fouillé, pour susciter un réel intérêt. Devoir le nourrir, tout comme pour le héros, est logique et oblige à diversifier ses vivres, donc, à rester vigilant dans la gestion des ressources. Par contre, sa propreté est méga-relou ! Pas toujours fiable, répétitive et, pour ma part, sans apport ni pour l’aventure, ni pour la relation à l’animal.

L’histoire : J’ai trouvé sympa de voir l’histoire à l’envers ! Nous faire vivre ce qu’il se passe avant le précédent RDR est une excellente idée. C’est une vraie bonne histoire de farwest, de cowboys sans pitié… Alors que l’industrie pointe son nez, avec son cortège de modernité, accompagner ce groupe de hors la loi (dont certains ont des valeurs fortes), qui embarque des femmes et même un gamin, déclenche aussitôt l’envie de les voir s’en sortir. Sans compter que cela apporte de la variété dans les interactions avec le personnage principal. Les changements de campements sont aussi intéressants et participent à créer un lien avec chacun des membres (nouvelle situation = nouvelle opportunité ou histoire).

Evidemment, les méchants sont de vrais méchants ! Comprendre : ils se lèvent le matin convaincus qu’ils vont faire des mauvaises choses et se couchent le soir, satisfaits d’être des enfoirés ! Les gentils sont rares, du coup, on a peur pour ceux-là et on finit par voir des traîtres partout ! Il faut toutefois noter que ce n’est pas très fouillé et que le scénario est sans grandes surprises cependant, il y a de bons moments. Je repense à la soirée picole dans le bar de la petite ville au début du jeu où il y a un concours de « pains dans gueule », j’avoue, ça m’a fait rire (après, je suis bon public !).

Le personnage principal (spoiler alerte : ne va pas plus loin si tu n’as pas fini le jeu !) : Arthur Morgan, je l’ai joué en étant intègre et droit, du coup, il avait une excellente réputation. Quelle ne fut pas ma tristesse quand j’ai appris/compris qu’il était condamné. En même temps, je ne m’attendais pas trop à ce qu’il termine dans un EHPAD pour cowboys à la retraite, mais j’avoue que j’espérais, un chouilla, qu’il retrouve sa chérie et vieillisse, pépère, à ses côtés. Enfin, la baston finale contre l’autre enfoiré de Micah, où j’ai tout fait pour le pousser dans le vide, m’a saoulée (trop long, trop relou, trop répétitif…).

Ensuite, RIP Arthur, en avant pour l’épilogue et là ? Paf ! Playing John Marston again!

C’est, je pense, l’épilogue le plus long de l’histoire des épilogues, mais que c’est bon de retrouver ce bon John ! On en oublierait presque Arthur (naaaaan je déconne !). Par contre, la meuf de John, elle m’a gonflée, tout autant que les missions à 2 cents avec le gosse et le chien mais bon, je me suis souvenue de ce qu’il se passe au début du RDR#1 et j’ai arrêté de râler !

Conclusions : RockStar Games vient de mettre une claque, en mode rafales, à tout le monde, comme il y a huit ans. Ce jeu va rester dans les foyers longtemps et va probablement marquer une nouvelle génération de gamers et gameuses. J’ai adoré. J’y rejouerai. Plusieurs fois, jusqu’au prochain…

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