Tu le sais, si tu as lu mes chroniques précédentes, j’avais été enthousiasmée par les deux dernières aventures de Lara Croft. Autant dire que j’attendais celui-ci avec impatience. Mes autres projets faisant, je n’ai pu me plonger dedans que début 2019 alors que le jeu est sorti en septembre de l’année dernière, mais comme à chaque fois, j’ai veillé à ne rien lire ni voir sur le sujet, pour ne pas me spoiler ou orienter mon jugement.

Je ne vais pas traîner en longueur : je n’ai pas du tout aimé The Shadow of the Tomb Raider.

Je vais essayer toutefois de rester calme sur ce qui a gâché mon plaisir et te parler de ce qui est bien.

Points positifs :

Le travail réalisé sur les décors avec, dans certains lieux, un vrai souci des détails (objets disséminés çà et là, inscriptions) ainsi que le travail sur la lumière qui sublime l’ensemble. On sent qu’un effort particulier a été fait sur les tombeaux.

Les scènes de catastrophes naturelles qui nous plongent (trop fort le jeu de mots, il y a un tsunami !), dans l’action. L’impression de vivre l’instant, ce qui donne une intensité encore plus forte au drame qui se déroule. Notamment dans la scène du tsunami, j’avais l’impression de revoir une partie du film The impossible, ça, c’est plutôt réussi donc !

La possibilité de jouer en infiltration, utilisant l’environnement pour se faufiler au plus près des ennemis et de les occire dans le plus grand silence. Si seulement leurs potes n’avaient pas toujours l’idée de les chercher ! Ou si comme moi, tu es stupide au point de poignarder ultra-discrètement un mec en pleine conversation avec un autre (bah quoi ? Nan je suis pas conne !).

Les guépards ! Des ennemis à la hauteur de Lara Croft, magnifiquement réalisés, animés et mis en scène. J’avais presque envie de les laisser la bouffer tellement ils étaient beaux ! Encore plus jouissif de n’avoir que son arc pour se défendre !

Enfin, le dernier point positif a été de revivre cette ambiance, toujours inspirée d’un film, The descent, avec des ennemis à l’allure et aux hurlements terrifiants.

Points négatifs :

Le manque d’action finalement ! Hormis quelques séquences d’infiltration et les 2 ou 3 scènes où les ennemis affluent sans relâche, je me suis ennuyée ferme ! D’ailleurs, il y a une réelle inégalité entre les séquences de baston plutôt musclées et le reste du jeu. Du coup, le sentiment d’ennui s’installe, durablement… Et ce n’est pas le scénario et les cinématiques de l’histoire qui sauvent l’ensemble !

Justement, parlons du récit. L’histoire est, comme d’habitude, pas ultra originale, mais ça, à la rigueur, on s’en fout. Non, ce qui est chiant, mais d’une force, c’est les pauvres discussions autour du feu façon scouts-guirly-papotage-et-guimauve-grillée qui n’apportent que dalle à l’aventure ! Je sentais bien que le but de la manœuvre était de réveiller l’empathie du joueur envers Lara et son pote, voire, pour les autres personnages. Malheureusement, ils ont visiblement tous été botoxés, leur visage ne peut pas faire plus de 3 expressions différentes. En définitive, j’avais autant d’empathie pour eux que pour un bidet (les bidets, que j’aime bien assez, au demeurant). Alors, dans un élan de génie, les scénaristes ont pensé malin/utile/intéressant de nous faire jouer Lara enfant, dans son grand manoir… Une fausse bonne idée qui entre au Panthéon des mauvaises idées !

Il a déclenché en moi une envie de passer un coup de fil à l’équipe projet pour leur demander « mais… heu… pourquoi ? ». Ils m’auraient sans doute répondu que c’était pour revenir aux origines de TB. Et… heu… Comment dire ça ?

Personnellement, je n’ai pas la nostalgie de ce qui se faisait dans les jeux auxquels je jouais il y a plus de 20 ans (ah merde ! déjà ?) et ça me gave que certains cherchent à tout prix à introduire du rétrogaming ou de tenter de faire du revival dans les jeux produits aujourd’hui. Déjà parce que ça n’aura JAMAIS la même teneur ou saveur, mais surtout, si l’on paye aujourd’hui 70 euros (donc 460 francs de l’époque, bande de jeunots !), ce n’est pas pour se retaper des trucs qui valaient 4 fois moins cher et qui étaient, dans les années 90, novateurs ! Vouloir faire du vieux rénové sans réel effort, ça donne l’impression d’avoir  Cher qui sort de ton gâteau d’anniversaire en chantant du Jain !

Bon, je m’égare un peu… d’autant que le prix du jeu neuf a bien baissé, on se demande pourquoi…

Je vais revenir à ce qui m’a vraiment saoulée dans The Shadow of the Tomb Raider, que je vais résumer par l’abondance de bugs dans de longs couloirs !

Les bugs : Non, mais oh ! Tenir les délais de date de sortie c’est bien, si ce n’est pas détriment de la qualité. D’autant que lors de l’installation du jeu sur la console, sur 20 Go, il y en avait 50% consacrés à la mise à jour… Je n’ose même pas imaginer ce que les premiers gameurs ont eu en septembre !

Parmi les bugs qui m’ont amusée/énervée/désespérée : les murs invisibles (ça, c’est du revival 90 de ouf !). Les moins drôles sont ceux qui apparaissent en plein saut.

Exemple : le test du saut. Réalisé à différents endroits : le même saut, refait plusieurs fois de suite. Résultat : de manière aléatoire, Lara se heurte à The invisible wall et c’est The Fall of the Tomb Raider suivi de The crisis of the gameuse (de rires ou de nerfs, c’est selon).

Mais les murs invisibles ne sont rien, comparés aux longs couloirs dans lesquels la pauvre Lara évolue. Car The Shadow of the Tomb Raider est monde faussement ouvert. Du coup, je me suis dit qu’il était étonnant de proposer des jeux qui ont la couleur de l’Open World sans en être vraiment, surtout que la concurrence est féroce sur ce point.

Quoi ? Ah oui, c’est vrai ! On me susurre à l’oreille que les quêtes secondaires ouvrent le jeu. Alors, certes, oui, mais ça ouvre juste l’opportunité d’explorer les couloirs créés pour n’en oublier aucun et surtout, c’est hyper génial top si tu aimes les allers et retours, suivis d’allers et retours, qui permettent ensuite de faire des allers-retours tout aussi amusants (hi hi ! rire nerveux).

Donc, si je veux résumer : le manque de combats, l’histoire, les bugs ainsi que le fait d’avoir l’impression de suivre un itinéraire sur via michelin installent un ennui qui est à peine dérangé par les bonnes énigmes et quelques nouveautés de game-play pourtant intéressantes.

Ce jeu ne rejoindra donc pas ma collection de ceux que j’aurais plaisir à refaire, il sera revendu aussi sec.

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